Cet article fait suite à Why not make Ontario’s Beer Store public?

Vous l'avez peut-être vu, c'est passé sur Capsule Bière. Je pense que notre situation, avec des dépanneurs spécialisées, des marchés et des épiciers qui vendent de plus en plus de micro québécoise, est préférable à celle des ontariens. Ça nous fait moins d’américaines, comme on trouve souvent à la LCBO, mais ce n’est quand même pas impossible d’en trouver en voyageant un peu.

Souvent on dit que la SAQ devrait importer plus de bières, ou vendre des micros québécoises, mais le fait de ne pas le faire a fait en sorte que :

  • Des dépanneurs ont développé une niche et au fil du temps une expertise en bière;
  • Que des micros d’ici, les bonnes, ont pu développer des bons produits et offrir une grande variété de styles, je pense notamment à DDC, Dunham, Pit Caribou et TDD par exemple.

Je pense que la SAQ pourrait facilement augmenter des importations de bière du double de ce qui se fait actuellement sans nuire aux micros québécoises. Évidemment, la sélection aurait une importance pour donner un goût de ce qui se passe à travers le monde et faire une certaine éducation brassicole. Quoique comme l’expertise de la SAQ est vraiment le vin, peut-être que ça lui prendrait un certain temps à s’adapter au marché et éventuellement offrir une gamme renouvelée régulièrement et intéressante.

Le défi dans ce cas et d’importer des produits qui ne sont pas capables de suffire à leur propre marché. Quand une microbrasserie américain ayant du succès est capable d’écouler son stock en un rien de temps localement, quel est son intérêt à exporter ? Elle pourrait même recevoir les foudres de ses clients qui eux auraient des quantités réduites.

Crédit photo: Émilie O'Connor, La Presse.