C'est maintenant l'édition 2018 de La Cuvée d'Hiver à Montréal, dans le magnifique quartier Petite Bourgogne. Facilement accessible du centre-ville, l'événement fait l'emprunt d'une église pour s'y dérouler, dans un espace baptisé Salon 1861. Les premières éditions avaient également lieu dans une église, celle de Saint-Enfant-Jésus, mais dans un tout autre quartier, le Plateau Mont-Royal, à deux pas du Dieu du Ciel. Depuis, le Siboire a également pignon sur rue pour son pub montréalais, juste l'autre côté de la rue.

Au nouvel emplacement, le thème de la religion y est repris, un peu comme au Dégustabière de Sherbrooke, puisque eux aussi se déroule dans une église. Nous sommes accueillis par deux personnages cléricaux qui nous donne la bénédiction, peut-être avant d'aller commettre péché dans la luxure et la décadence des bières et de la nourriture qui s'y trouve. On y annonçait, pour plus tard, un spectacle burlesque, deux mondes qui ne se mêlent pas beaucoup avec la religion.

L'année dernière, un volet sur les spiritueux avait été mis de l'avant avec le whiskey. Cette année, c'est encore le cas avec un bar à whiskey qui nous est présenté dès l'entrée. Cette année par contre, l'emphase a été mise sur le gin, cet alcool à base malt et aromatisé de baies de genévrier, se prête bien à l'événement qui se veut d'une ambiance des fifties. La mode vintage ramène la mode des cocktails dont le gin est souvent la base, comme le martini. De plus, le gin permet de mettre en valeur des produits du terroir québécois, par exemple Cirka qui peut produire du gin avec plus de 30 aromates différents.

Autre nouveauté, c'est le bar à bulles ou l'on peut trouver un très bon kombucha produit par Ma Brasserie. Une option intéressante pour faire une pause de l'alcool. D'autres produits mousseux et cidres s'y trouvent.

La programmation est plutôt limitée, mais c'est compréhensible dans le contexte, considérant le peu d'espace. La mezzanine permet d'y avoir des activités tels que le Randolf pour se sortir un peu de la foule. Il y a aussi quelques Classes de maîtres qui sont données, justement pour en apprendre plus sur le gin ou la bière. Sinon des prestations musicales, surtout données en fin de soirée, ce qui est apprécié.

Au centre, la bière ne perd pas sa place pour autant. Deux grands bars s'y trouvent chacun se séparant une sélection différente. Déjà, pas très tard en soirée, quelques bières ont manqué. Ce n'est pas extraordinaire de manquer de certaines bières vu les quantités limitées. Des bières qui ont même manqué avant la Auval. J'aurais voulu goûter la Dino Brett Partouze de la Microbrasserie Les Grands Bois, mais j'ai plutôt dû me rabattre sur la Dr. Mobilo Aquafest une Session IPA vraiment excellente. La Bob Magnale Fourberie Rouge est vraiment excellente également.

Au cours de la soirée, j'ai appris le concept de baptème pour une brasserie. J'avais entendu parler que la Brasserie du Bas-Canada présentaient des bières, mais que ce serait disponible que lors de leur Baptême. Dommage, j'aurais aimé goûter.

Sinon, pour y avoir été en début de soirée jusqu'à la mi-soirée, l'ambiance était très bonne. La musique était plutôt discrète et le bruit ambiant n'était pas assourdissant. L'endroit s'est rapidement rempli et à un certain moment, c'était difficile de circuler. C'était seulement le jeudi soir. Disons que plusieurs personnes avaient chaud, ironiquement, aller plus haut à la mezzanine permettait de respirer un peu.