De mon point de vue, le Festival de bières de Laval s'est très bien déroulé cette année. Les gens en général étaient de bonne humeur, les exposants heureux d'être là pour la grande majorité. Certains visiblement éméchés rendus au dimanche soir, mais ça arrive à tous les gros festivals exécutés sur trois ou quatre jours.

Des activités pour différents goûts

La programmation faisait en sorte que beaucoup de familles étaient attirées par l'événement. Comme l'emplacement est situé à Laval, où vivent beaucoup de familles, il m'apparaît justifié d'en faire un festival qui s'adapte un peu à leurs besoins, contrairement au Mondial de la bière qui vise un autre type de clientèle, probablement plus touristique et urbaine.

Quelques représentations de spectacles, quelques fois avec une foule un peu éparpillée ont performé sur la scène située dans le fond du site. À quelques reprises, le son, rediffusé sur plusieurs enceintes plus loin sur le site, était un peu trop fort pour les exposants. De la musique forte près de la scène c'est correct, on s'attend à ce genre d'effet, mais plus loin, là où il y a seulement des kiosques de bière et de bouffe, il était parfois difficile de s'entendre.

Plusieurs autres activités y étaient comme des jeux d'adresse que l'on retrouve dans des fêtes foraines, des jeux gonflables, du maquillage pour enfants, de la réalité virtuelle et quelques emplacements pour faire la promotion de camions, de voitures et de film.

Lors de la représentation de Fuudge, on ne s'attendait pas à voir un trash pit à Laval.. Ça avait l'avantage de donner une atmosphère différente et plaire à un autre public, ce qui toujours bienvenu.

Des démonstrations de forge étaient offertes par Ivan (Iron) Savchev de Les Forges de Montréal, de même que des compétitions entre festivaliers de bras de fer pour rester dans le même thème. Moins dans le métal et davantage dans les goûts et les arômes, des dégustations de bières et fromages étaient présentées par Philippe Wouters.

Matthieu Dorion de Labaq (L'Annuel des Brasseurs Amateurs du Québec) en avait beaucoup à dire sur les projets futurs, à court et moyen terme, de l'association des brasseurs amateurs. Il y aura une compétition de prévue en 2018 dit-il, en plus de la formation et d'autres activités connexes au brassage. À suivre, mais le nouveau président a visiblement beaucoup de coeur au ventre et semble très déteminé à faire avancer la cause.

L'équipe de Les Bars Tendres était également sur le site pour faire la promotion de leur émission et recruter. Geneviève L'Heureux est plutôt très sympathique !

Parlant de gens sympathiques, le porte-parole Alexandre Goyette prenait le temps de jaser aux exposants et déconner un peu aussi.

Quelques bémols

Les emplacements à l'ombre se faisaient rares. Il n'y a pas beaucoup d'arbres sur ce terrain. Les tables avec des parasols et les chaises (vides) étaient gardées jalousement, très longtemps, par plusieurs. Certains se sont réfugiés derrière, à l'ombre des installations sur le gazon encore trempé. Quelques abris popups étaient disponibles, mais certainement pas suffisamment.

Quelques personnes qui ont acheté leur billet d'avance, en prévente, dont le verre était inclus, ont eu le verre de l'édition précédente.

Les bières

Dans les choix des bières, nous n'étions pas à plaindre. Dieu du Ciel!, Dunham, Trou du Diable, Les Trois Mousquetaires, Boréale (avec leur IPA du Nord-Est) et Brasseurs du Monde pour nommer les plus grosses microbrasseries. Beaucoup de régions étaient représentées avec Les Grands Bois de Saint-Casimir et Riverbend d'Alma, ou encore Microbrasserie Charlevoix.

C'est un peu facile, mais le coup de coeur de cette fin de semaine a été la Berliner Passion Weisse de Dunham. Le fruit très présent, quasiment de la purée en même temps que l'acidité qui vient équilibrer, c'était parfait en une chaude journée telle que samedi dernier. Sympathique de la part de Dunham de rendre disponible des bières qui sont en même temps mises en vente à leur pub à Dunham.

Autre coup de coeur, un peu dans le même style, c'est la 213 - Maracuja Sour, une collaboration entre Harricana et Bob Magnale, une bière également aux fruits de la passion. Côte à côte, elle se compare très bien à celle de Dunham, plus salée. Quand les deux comparses sont rendus à être comparés à Dunham, c'est qu'ils font des très bonnes bières.

D'autres mentions rapides qui m'ont plu : Kölsch de Riverbend, Cherry Chérie en cask de Brasseurs Illimités, Berliner Weisse aux fruits d'Harricana, La Germaine du Trou du Diable. La Dry Stew de Brasseurs Illimités est une idée intéressante, mais pas réellement une très bonne bière.

Whisky Montréal étaient présents également pour faire goûter des whiskys et des scotchs aux passants.

Un festival voué à grandir

C'est plus de 30 000 personnes qui ont participé au festival cette année, alors que les organisateurs en attendaient 25 000, selon le Courrier de Laval. Dix microbrasseries ont été refusées, mais possible que plus soient présentes l'année prochaine vu l'achalandage.

Les bénévoles ont été efficaces cette année. L'organisation a bien été également, malgré quelques accrocs. Toutefois, il semble y avoir une réelle volonté d'amélioration pour l'année prochaine selon ce qu'on peut voir sur les avis laissés sur la page Facebook du Festival.